Les Pyrénées en août

Bon, allez, je vous avoue un truc : je suis pas super fan de rando. Mon homme l’est bien plus que moi ! Mais bon, il supporte quelques jours à lézarder sur la plage, alors, je fais un peu de rando avec lui (et puis il faut tout de même avouer que ça fait du bien à l’endurance).

Là on était en Ariège (l’un de nos coins préférés dans les montagnes de France), à crapahuter vers un étang (tant qu’à cracher ses poumons, autant le faire avec un but), enfin, pour être exacte, à la base c’était plusieurs étangs et un refuge, mais bon, on était partis tard et la montée a été rude. Donc un étang, c’est déjà bien.

Quand au but de la balade, l’étang (et la rivière), donc, olfactivement parlant, c’était pas l’extase. Plein de gens nous vantent l’odeur délicieuse de la rivière (ou la cascade, c’est selon) qui coule dans un petit coin de paradis, et qui sent divinement bon… Moi j’ai jamais senti d’odeur particulière à l’eau qui coule (enfin, si, le Tarn sent, je vous en parlerai, à l’occasion, mais c’est pas la petite odeur fraiche et bucolique qu’on nous vend…). Vous me direz si jamais vous en sentez, hein, des rivières… Je suis curieuse.

Par contre, côté végétation, c’était top ! En fait, en balade, plein de truc sentent. Ca sent pas mal de notes vertes, mais pas les vertes grasses de la tondeuse/ herbe coupée, une herbe coupée, certes, mais sans ce côté gras. Evidemment, la mousse et le sous bois, of course… Mais aussi des choses un peu plus étonnantes. Le genévrier, ou le cade (je crois que je les confonds, ces deux-là) ; un petit bout coupé, une inspiration, et hop ! me revoilà un instant au labo de la summer school en train de sentir un bois fortement pyrogéné, c’est-à-dire à odeur un peu « brûlée » (était-ce le bouleau ou le cade, justement ?)

20150918-123255.jpg

Help : voici la bête, pour les pros de la botanique… alors genévrier ou cade ?

Aussi, des odeurs animales passent par là où on ne les attend pas. Déjà, les grandes fougères : j’avais jamais remarqué, mais on est passé dans une zone où il y en avait beaucoup de coupées, et là, une odeur de poisson pourri assez désagréable ! Au retour, même truc, ce n’était pas un effet de mon imagination… Heureusement que la famille de parfums « fougère » ne sent pas ça !

Aussi, une autre odeur, pas très agréable, qui m’est rentrée dans le nez et a eu beaucoup de mal à en ressortir, à mon grand désespoir, c’est l’odeur de punaise… Vous savez ces petites bestioles qui vivent dans des trous de roche et qui t’envoient une giclée d’une odeur (assez immonde à mon gout) si jamais tu les déranges ou tu les écrases ? Je me disais, sur la route du retour, que cette odeur se classerait dans les musqués, car son odeur est très animale, dérangeante quelque part, et d’une rémanence dans le nez assez inouie.

Punaise

(image wikipedia)

Ceci dit (j’ose ?) je suis curieuse de voir ce que ça donnerait à petite dose dans un parfum. Ca pourrait en fait faire un effet assez marrant 😉 !

Publicités

A propos Carole

Blogueuse Olfaction(s)
Cet article, publié dans Madeleines de Proust, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Les Pyrénées en août

  1. Laure B. dit :

    Une belle balade olfactive aussi !

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s