L’odeur des « pipillons »

… Ou comment les souvenirs olfactifs se construisent sur 2 générations.

the-box-pignons-the-a-la-menthe

Dans mon enfance, j’ai passé mes vacances en bord de mer, comme beaucoup de monde. C’était l’époque où on pouvait encore faire du camping sous les pins et à 2 pas de la mer (nostalgie quand tu nous tiens).

bann_asciaro

Il y avait un truc que j’adorais, c’était casser et manger des pignons, le fruit du pin parasol. C’était « mon » odeur de vacances. Je parle d’odeur, parce que le pignon, ce minuscule petit fruit, est une bombe de goût (et comme vous le savez sans doute, le goût est surtout une question d’odorat). Il y avait de plus cette ambiance odorante de pinède chaude, un peu piquante, qui finalement participe de la sensation, tout comme les doigts collants (et aussi odorants) de la résine de la pomme (ou « pigne », si on veut donner une ambiance « Sud » à ce billet) . Manger des pignons achetés en sachet de 500 grammes au carrouf du coin ne me provoque aucun frétillement nasal ou gustatif. Il manque un truc. Un peu comme une mauvaise photo d’un chef-d’oeuvre de sculpture, vous voyez ?

Depuis cet été, le plaisir enfantin de casser et manger des pignons est décuplé pour la grande gamine de 34 ans que je suis. C’est simple : ma fille, 2 ans, partage ce plaisir avec moi (au point de ne plus m’en laisser !). Elle appelle ça des « pipillons ».

Du coup, j’ai du acheter un sachet chez carrouf ;-). J’ai épuisé ma réserve de pignes.

Publicités

A propos Carole

Blogueuse Olfaction(s)
Cet article, publié dans Madeleines de Proust, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

11 commentaires pour L’odeur des « pipillons »

  1. Viviane dit :

    souvenirs, souvenirs !!!

    J'aime

  2. Isabelle dit :

    C’est sûr, l’odeur des aiguilles de pin chauffées par le soleil, c’est participe au plaisir de la dégustation des pignons.
    Mais le plaisir de les décortiquer fait aussi partie du « truc ». Pour manger son petit pignon, il faut se coller les doigts à la résine qui suinte immanquablement de la pigne, sortir la graine de son logement, trouver la fente de la graine, l’ouvrir avec les ongles ou un couteau … Sans tout ça, le pignon de chez Carrouf que l’on peu avaler par poignées ne peut pas avoir le même goût !

    J'aime

  3. Isabelle dit :

    Ca participe, pardon …

    J'aime

  4. Lizzie dit :

    Ah oui, quand j’étais petite et que je passais mes vacances à Antibes, on disait bien les pignes !
    J’aime bien utiliser les pignons en cuisine, et dans mon thé à ma menthe, mais l’odeur n’a vraiment rien à voir avec les pignes de mon enfance, et le goût est bien fade 😦

    J'aime

    • Aaricia dit :

      Mon prof de cuisine m’a expliqué pourquoi… Les pignons que tu as chez Carrouf, ils viennent, en général, de Chine ou des pays de l’est, et va savoir pourquoi, ils sont moins gras. Hors, c’est le gras qui donne le goût (c’est pas vrai que pour les pignons, d’ailleurs). C’est difficile de trouver des bons pignons. Peut-être chez l’épicier…

      J'aime

  5. Isabelle dit :

    Mes pignons à moi, ils viennent du Portugal, et même si leur goût est supérieur à celui des pignons du supermarché (je mettais ça sur le compte du conditionnement plastique, et aussi peut-être de la stérilisation par rayons), ça ne vaut tout de même pas ceux dégustés sur place, en plein mois de Juillet, à l’ombre du pin …

    J'aime

  6. nounousandra dit :

    Alors pour les pignons, je n’en ai jamais mangé « en vrai », j’ai du en gouter comme ça donc je ne peux pas dire le gout que ça a. Par contre, les aiguilles de pin chauffés par le soleil, ça me parle. On partait dans le sud à St Raphaël avec mes parents, quand j’étais gamine, et j’avais cherché à l’époque des parfums qui pouvaient me rappeler cette odeur, mais on tombe trop souvent sur des odeurs plutôt chimique, ou trop forte pour moi. Vous me faites envie avec ces pignons, mais bon je suis un peu fébrile quant à manger des choses que l’on trouve dans la nature hihihi

    J'aime

  7. cymoril dit :

    Holala!!! C’est aussi toute mon enfance ça! Ramasser les pommes de pin, amasser les pignes (oui on disait bien ça!), ramener le butin et se démener avec deux pierres pour les décortiquer, quel délice! Sans parler des meilleurs : ceux manger sur place! Je n’y avais pas penser depuis bien longtemps, comme c’est bon 🙂
    Les pignons achetés en boutique, ben c’est pas ça en effet, j’ai abandonné… Le gras? sans aucun doute : « le gras c’est la vie » ! Mais tout ce rituel, la promenade, le chemin, la récolte… Le gout avec le cortège des odeurs et du paysage, c’est quand même inégalable.
    Par contre, une petite confiture maison abricot pignon, badiane et fleur d’oranger, là je fais exception et j’achète quand même en sachet 😉

    J'aime

  8. Ping : Eté corsé… Suite et fin | Olfaction(s)

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s